jeudi, 1 octobre 2026

Les parlementaires au chevet des agriculteurs

La FDSEA a invité les députés et sénateurs haut-rhinois pour leur présenter la situation économique des filières agricoles du département et demander leur appui, afin qu’ils soutiennent les mesures proposées par le réseau FDSEA-FNSEA afin de trouver une sortie de crise. Des parlementaires à l’écoute… mais qui manquent aussi de visibilité dans un contexte politique plus qu’incertain.

Sabine Drexler, Ludovic Haye, Christian Klinger pour les sénateurs, Hubert Ott et Raphaël Schellenberger pour les députés, ont répondu présents, tandis que les autres parlementaires étaient représentés par leur suppléant ou attaché parlementaire.

Point de situation économique

Cette rencontre fut l’occasion de leur expliquer que la plupart des filières du département subissent une baisse significative du revenu cette année, quand elles ne travaillent pas à perte : contrairement aux idées reçues, les cultures irriguées ne s’en sortent pas forcément mieux que les autres, car la hausse des charges, notamment d’irrigation, n’est pas compensée par les volumes valorisés à des prix faibles.

Les revenus sont aussi en retrait dans plusieurs filières d’élevage, ce qui laisse craindre que l’embellie constatée ces deux dernières années n’ait été que de courte durée.

Le consensus sur l’eau

Les participants ont tiré les conséquences de la sécheresse et, tous partis confondus, sont conscients qu’aucune agriculture n’est viable et productive sans eau. Le retour à des solutions de bon sens, telles que celles mises en œuvre depuis des générations dans le massif – avec l’irrigation par submersion ou les retenues – ou en plaine – avec le chevelu des cours d’eau et des canaux, à condition qu’ils soient réellement entretenus – a été plébiscité…

Amener l’eau nécessaire aux végétaux pour qu’ils poussent, aux animaux pour qu’ils s’abreuvent, semble une évidence pour nos parlementaires, mais pas pour tous les décisionnaires, puisque les quatre projets de retenues collinaires proposés dans le massif sont toujours au point mort… Le président de la Chambre d’Agriculture, Ange Loing, explique que cette situation dissuade de nombreux autres porteurs de projet, soucieux de ne pas gaspiller un temps précieux. Et pourtant, c’est bien une course contre la montre vitale qui est désormais engagée pour garantir l’accès à l’eau pour tous les usages ces prochaines années…

Au-delà des mots, les parlementaires se sont donc engagés, sous réserve de leur réélection, à s’impliquer davantage dans les échanges avec les multiples instances gérant l’eau dans le département, et souhaitent obtenir des explications claires pour avoir une vue d’ensemble : qui décide, sur quel ouvrage hydraulique, avec quelle marge de manœuvre.

La FDSEA s’est aussi engagée, par la voix de Pascal Wittmann, Sophie Weiss et Mathieu Bintz, à leur communiquer les projets proposés par les agriculteurs du département, et qui seront également exposés au préfet en septembre. Dix projets ont été recensés par un questionnaire envoyé aux adhérents du syndicat, et d’autres devraient être prochainement signalés : création de micro-retenues, forages de nouveaux puits, remise en eau d’anciens étangs, réutilisation de gravières, stockage des eaux de pluie…

Les propositions ne manquent pas. Les parlementaires nous aideront-ils à trouver des décideurs réalistes et responsables pour nous aider à les concrétiser ?

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